Caméras intelligentes en 2026
Que peuvent-elles vraiment faire aujourd'hui?
|
ANPR signifie Automatic Number Plate Recognition, soit la reconnaissance automatique de plaques d'immatriculation. Ces systèmes sont désormais répandus partout en Belgique. Pensez aux parkings où il n'est plus nécessaire de scanner un ticket pour sortir, à la surveillance des zones piétonnes ou à faible trafic, ainsi qu'aux nombreux radars tronçons sur les routes. Il existe également un cadre législatif explicite et clair autorisant l'utilisation de ces caméras, qu'elles soient fixes ou mobiles.
Que peut-on encore faire avec ces caméras ?
|
Recherche et analyseIl est par exemple possible de déployer temporairement une caméra mobile pour collecter des données en un point de forte fréquentation, de les analyser rétrospectivement et d'en tirer des recommandations. Les données sont alors anonymes, souvent stockées uniquement sur la caméra elle-même et non transmises à une salle de contrôle centrale.
Il n'est pas nécessaire d'identifier des personnes ou des véhicules : reconnaître un schéma suffit. Ainsi, à Louvain, des caméras ont été déployées dans deux parcs pour cartographier les « sportifs non affiliés ». Il s'agit de sportifs qui ne sont pas membres d'un club et dont les besoins passent traditionnellement à travers les mailles du filet. Grâce au monitoring et à l'analyse, la ville peut tenir compte de ces sportifs. Il suffit pour cela d'identifier des activités telles que le jogging ou le cyclisme, les directions de déplacement, les volumes, les périodes de forte et faible affluence... En d'autres termes, des données agrégées, non sensibles sur le plan de la vie privée. |
Précision et « human in the loop »Deux points d'attention majeurs se posent ici, le premier étant la précision. Le logiciel détecte des schémas et peut souvent obtenir des résultats corrects, mais il est loin d'être fiable à 100 %. La principale fonction de ces outils est donc de générer une alerte et de faciliter la recherche d'images pertinentes dans la masse.
Mais une intervention humaine reste toujours nécessaire. C'est le principe du « human in the loop ». Et c'est là que le bât blesse : les effectifs sont-ils disponibles ? Peut-on intervenir en temps réel ? Et cela est-il aussi socialement pertinent ? Dans certaines situations, ce type de suivi est effectivement justifié. Pensez aux événements, où l'opérateur peut rapidement envoyer une équipe de sécurité sur place en cas de vrai problème, et classer immédiatement les faux positifs, comme un moshpit signalé par le système comme une bagarre. Mais est-il pertinent de surveiller en direct des objets abandonnés près d'une poubelle et d'y envoyer une patrouille de police en temps réel ? |
|
Une caméra peut également être équipée d'un microphone permettant d'enregistrer toutes sortes de sons. Sur la grande majorité des caméras, celui-ci est présent par défaut mais désactivé par logiciel. Techniquement, une analyse similaire à celle des images vidéo est aujourd'hui possible : reconnaître des schémas et signaler certaines situations pour un examen approfondi. Pensez aux coups de feu, aux bris de verre, aux bagarres, aux véhicules à échappement modifié, aux voitures qui accélèrent trop brusquement...
Là encore, ce n'est pas tant la technologie qui pose problème, mais la vie privée et l'application. Il est en effet interdit d'écouter des conversations ; les caméras ne peuvent donc détecter que des sons spécifiques dans des situations spécifiques. Les enregistrements sonores constants sont absolument prohibés. Se pose également la question de l'utilisation opérationnelle réelle. Intervenir dans une bagarre dans un quartier de nuit, où une surveillance est de toute façon prévue lors des soirées chargées, est tout à fait envisageable. En revanche, verbaliser des véhicules à échappement modifié sur la base d'enregistrements réalisés avec des caméras mobiles est une affaire plus complexe. Ce qui est possible, c'est d'utiliser ces outils pour identifier des schémas récurrents, afin d'intervenir ensuite sur le terrain avec une équipe pour prendre des contrevenants en flagrant délit. |
|
|
The Safe Group Le non-sense des caméras de "fièvre" |
La température peut également être exploitée. Le meilleur exemple est celui des caméras thermiques utilisées pour la détection d'incendies, par exemple dans des espaces naturels ou des sites particulièrement sensibles au feu, comme les parcs de recyclage. Un foyer couvant à 60°-150°C se distingue nettement de son environnement, qui se situe généralement entre 15 et 30°C. Il n'y a par ailleurs aucun problème de vie privée, puisqu'il ne s'agit pas de sujets humains.
À l'opposé, on trouve des applications comme les caméras de détection de fièvre. Nous avions déjà écrit en 2020, en pleine crise du COVID, sur l'absurdité de ces systèmes, et pourtant ils réapparaissent régulièrement lors de nouvelles menaces virales — comme récemment en Thaïlande et en Indonésie lors de dépistages pour le virus Nipah. Les grandes questions n'ont pas changé en cinq ans : ces caméras sont-elles suffisamment précises ? Il s'agit ici d'écarts infimes de moins de 2 degrés. Et que dit réellement une température cutanée élevée sur l'état de santé de la personne concernée ? Qu'elle a de la fièvre ? Ou qu'elle vient de faire un effort physique, ou qu'elle s'est touchée le visage ? Le nombre de faux positifs et de faux négatifs de ce type d'application est immense. |
|
Aussi intelligentes que soient les caméras, elles ne fonctionnent jamais de manière autonome. Sans personnes autour d'elles, elles sont au mieux inutiles, au pire nuisibles.
La vie privée reste un sujet sensible, même pour ceux qui « n'ont rien à cacher ». Ce qui constitue une infraction n'est pas une donnée fixe, mais un choix humain et politique qui peut évoluer. En Iran, par exemple, des caméras intelligentes ont été utilisées pour repérer des femmes sans voile. Les autorités de protection de la vie privée mettent à juste titre en garde contre le function creep : l'utilisation progressive de caméras introduites à des fins bien définies pour des surveillances bénéficiant d'un moindre soutien social. |
|
Il peut être difficile de garder une vue d'ensemble de ce qui est possible avec les caméras si vous ne vous en occupez pas quotidiennement. The Safe Group se tient à votre disposition pour réfléchir stratégiquement à ce qui est ou non pertinent pour votre situation spécifique, et à la manière d'optimiser votre budget caméra disponible.
Pour les institutions publiques en Flandre et à Bruxelles, ce conseil s'inscrit également dans le cadre du contrat-cadre Smartville. Les instances publiques en Flandre et à Bruxelles peuvent y adhérer facilement. |
|
Webinaire: une sécurité des villes optimale grâce au vidéosurveillance
Découvrez le triangle de la vidéosurveillance : notre méthode pour exploiter au mieux chaque réseau de caméras.
|
Date: 4 juin 2026,
Heure: 13h30-14h30 |
|
Webinaire: Mobiqam — utiliser davantage votre caméra mobile
Les caméras mobiles sont depuis des années un partenaire incontournable dans la lutte contre les décharges sauvages, mais elles peuvent faire bien plus encore.
|
Date: 22 mai 2026
Heure: 10h00-11h00 |
Onze oplossingen |
Onze aanpak voor uw sector |
|
NOS SOLUTIONS
|
|